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Dérives sectaires et santé


La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) publie son rapport d’activité. La santé reste le secteur le plus vulnérable aux pratiques sectaires.

Soigner : verbe source de malentendu

Le mal-être est une souffrance, mais aussi un marché. Créée en 2002 et placée sous l’autorité du Premier Ministre, la Miviludes reçoit un nombre croissant d’alertes : 2 323 en 2016 contre 1 825 en 2010. Son dernier rapport décrit les pratiques sectaires dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la formation. Leur point commun : prendre le pouvoir sur autrui.

. . .Pour accéder à l’étude de la Miviludes parue le 20 mars 2018, cliquer sur l’image ci-dessus.46 % des signalements que la Miviludes a reçus en 2016 portent sur la santé. La Mission interministérielle constate que l’offre en thérapies alternatives se multiplie, semant la confusion entre bien-être, développement personnel, thérapie et médecine. Les psychothérapies hors de tout cadre réglementé attirent un nombre croissant de publics en fragilité.

Mais les méthodes qui connaissent la plus forte croissance sont les thérapies psychocorporelles. La Miviludes en pointe deux : le reiki, méthode de guérison par imposition des mains sur le corps ; la kinésiologie, basée sur un test musculaire pour établir un diagnostic physique et émotionnel. Le yoga et la méditation font aussi l’objet de dérives.

PSNC : Pratiques de soins non conventionnelles

. . .Oisiveté : méthode gratuite permettant de prendre soin de soi. Photographe : Alexandre Pothier.La Miviludes rappelle que « les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques montrant leurs modalités d’action, leurs effets, leur efficacité, ainsi que leur non dangerosité. Quand elles sont utilisées pour traiter des maladies graves à la place de traitements conventionnels reconnus, elles peuvent faire perdre des chances d’amélioration ou de guérison à des personnes malades. »

Dans son rapport, la Miviludes critique les salons bio & zen. Une offre hétéroclite de produits naturels et de médecines alternatives s’y côtoient, y compris la « semaine de jeûne et de randonnée » et le régime carencé « végan ». Les organisateurs de ces salons sont incapables de faire le tri entre les prestataires sérieux et les gourous ; d’autant qu’ils ont intérêt à louer un maximum de stands pour rentabiliser les espaces d’exposition.

Les nouveaux visages des pratiques sectaires

. . .Aller au spectacle : une manière de prendre soin de soi. Sociologie du superflu : un spectacle de la Compagnie N°8 donné au Festival Les Irrépressibles à La Moutade (Puy-de-Dôme) en 2015.La Miviludes précise que sous couvert d’écologie, les médecines naturelles recourent aux mêmes pratiques commerciales que n’importe quel secteur d’activité, ce qui relativise leur discours éthique et leurs arguments philosophiques.

Les secteurs de la formation professionnelle, avec des coachs pratiquant des tarifs exorbitants, de l’éducation avec un recours croissant à une scolarité hors d’un cadre conventionné, de l’accompagnement des personnes âgées avec des cas relevés de maltraitance, figurent en bonne place dans le rapport de la Miviludes.

Serge Blisko, président de la Miviludes, met en avant « la nécessaire défense de la pensée rationnelle, notamment en luttant sans relâche contre les dérives sectaires dans le domaine de la santé où les pseudos thérapeutes déviants sont toujours plus nombreux et imaginatifs. »

Un appel à la vigilance

. . .Une thérapie à la portée de tous : Je farniente, Sur le pont d’Amélie Poulain. Photographe : So10wa.Fort de ses 182 pages, le rapport 2018 de la Miviludes est une piqûre de rappel pour le public, en particulier celles et ceux qui traversent un épisode de mal-être.

De nos jours, 25 % des Français déclarent avoir des problèmes de sommeil, symptôme le plus cité avec la sensation d’épuisement. La dépression, terme générique qui couvre un large éventail de mal-être, suscite des vocations chez les apprentis gourous. Une personne en fragilité a davantage de difficulté à faire preuve de clairvoyance face à un thérapeute au charisme parfois ravageur.

Face à un tel état des lieux, il peut être judicieux de rappeler quelques faits : la médecine officielle n’est pas non plus à l’abri de pratiques abusives. Le scandale du Mediator, les dix mille décès annuels liés à un mauvais usage des médicaments font légitimement douter le public sur l’impartialité et la rationalité de la médecine allopathique.

D’autre part, les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC), dans leur grande majorité, ne sont pas dangereuses en soi. Deux comprimés de Sédatif PC (homéopathie), des aiguilles réparties sur le corps (acupuncture), une apposition des mains (reiki), un test musculaire (kinésiologie) ne s’appuient sur aucune étude pour démontrer leur efficacité. Or, les médecins savent que l’effet placebo joue dans l’accompagnement d’un malade. La jungle du cerveau nous reste en grande partie mystérieuse. Se faire du bien repose sur un éventail de ressources.

Une médecine grand public : la paresse, photographiée par Patty Tisane.En réalité, la médecine traditionnelle a intérêt à coopérer avec les méthodes de santé alternatives plutôt que de les combattre de manière unilatérale. Ainsi, elle pare aux dérives sectaires que dénonce avec raison la Miviludes.

À y regarder de près, ce n’est pas tant le reiki ou la kinésiologie qui pose question que la technique de manipulation qui s'active sous couvert de soin. Un thérapeute, même diplômé d’État, est un gourou potentiel s’il manque de vigilance et d'humilité. L’intérêt du thérapeute à prendre l'ascendant sur autrui est non seulement narcissique, mais aussi financier. À ce titre, les codes de déontologie, le Serment d’Hippocrate n’ont aucune valeur s’ils restent dans les tiroirs.

Soigner, ou l'ambivalence d'un mot

. . .Douce folie, vue par Gloria Castro.Par ailleurs, il serait judicieux de clarifier deux champs dans l’esprit du public : la médecine curative et la prévention santé.

Reiki, kinésiologie, yoga, homéopathie, et même massages peuvent s’exercer librement dès lors que la notion de bien-être ne déborde pas vers les compétences que requièrent un diagnostic, puis un traitement destiné à combattre une maladie, qu’elle soit physique ou mentale.

Un tel chantier reste ouvert, du moins en France. Tant que méfiances et anathèmes partiront d’un camp, puis d’un autre, la personne aux prises avec un mal-être restera désemparée. La lutte contre les dérives sectaires passe par une meilleure compréhension du corps médical envers les ressources de bien-être, afin de mieux les utiliser.

Un massage ne soigne rien, ne guérit de rien, sauf à cueillir un plaisir


Le Centre de bien-être Le Corps S’éveille précise dans son code de déontologie que les massages bien-être ne sont à finalité ni thérapeutique ni médicale, et qu’ils ne sont subordonnés à aucune contrainte dans le temps.

Point de vue publié le 22 mars 2018.

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Prendre soin de soi avec les ressources de son choix.

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