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Guérir avec un bonbon


L’homéopathie, l’hypnose, l’acupuncture, les massages sont-ils des médecines ? Faut-il les limiter ou les prescrire ? Le débat est relancé dans le milieu médical. Le public y prend sa part.


Aura de mystère dans une pastille

 

Les médecins sont-ils dans leur rôle quand ils pratiquent l’acupuncture ou prescrivent de l’homéopathie ? Le corps médical français se partage entre les pro- et les anti-médecines alternatives. D’ailleurs, s’agit-il de médecines ? Quelle est la part de rationalité et de magie dans un bonbon ou une aiguille ? Le médecin Bruno Falissard mène le débat avec précision et doigté.

 


Au cours de leur convalescence, Émilie et Aurélien ont pris leur appareil photo, puis capté des paysages qui résonnaient avec leurs mondes intérieurs. Nous les publions ici avec l’autorisation de leurs auteurs....
Dans une tribune que Le Figaro a publiée, 124 professionnels de la santé dénoncent les médecines alternatives telles que l’homéopathie ou l’acupuncture. Celles-ci sont jugées inefficaces, dangereuses, coûteuses pour la Sécurité sociale. Les auteurs réclament que les médecins aient interdiction de les prescrire et de les pratiquer. Dès lors, deux camps de médecins s’opposent : les pro et les anti-médecines complémentaires.

 

Pour que le public se forge une opinion, Universcience.tv interroge Bruno Falissard, professeur de santé publique à la faculté de médecine de l’université de Paris XI, biostatisticien et directeur de recherche à l’Inserm. Bruno Falissard coordonne des expertises sur les médecines alternatives et l’hypnose.

 

 

 

 

 

 

 

Quelle est la pertinence des médecines alternatives ?

 

...
« En médecine occidentale, pour soigner un patient, un médecin prescrit un médicament : antibiotique, anticancéreux… À l’usage, le médicament se révèle efficace ou non. Mais il n’y a pas que le médicament dans le processus de soin. Il y a aussi la façon d’engager la relation avec le patient : l’alliance thérapeutique. Des études ont montré que l’alliance thérapeutique participe à l’efficacité des soins.

 

 

« En médecine occidentale, nous sommes très forts pour trouver les bonnes stratégies de soin à adopter selon les symptômes de telle ou telle maladie. Nous sommes un peu moins forts pour installer une relation médecin-patient efficace.

 

 

« Il est probable que les médecines alternatives sont plus fortes pour mettre en place une relation médecin-patient efficace, et qu’elles sont peut-être moins fortes pour proposer des soins qui soient intrinsèquement efficaces.

 

 

« Pour cette raison, on dit de façon un peu raccourcie que les médecines alternatives relèvent d’un effet placebo. Mais il faut être honnête : si un patient guérit avec un placebo, ce n’est pas plus mal ! »

 

 

Faut-il interdire les médecines alternatives ?

 

...
« Certains ont proposé d’interdire la formation des médecins aux médecines alternatives, voire d’interdire ces médecines alternatives. Je crois qu’il faut trouver un juste milieu. Encore une fois, il existe des pathologies pour lesquelles les soins conventionnels sont dans une impasse.

 

 

 

« Le mal de dos est un bon exemple. Ce symptôme touche un nombre important de nos concitoyens. Les médecins prescrivent des anti-inflammatoires qui se révèlent peu efficaces et ont des effets indésirables. Et là, il faut être humble : il se pourrait que des soins incluant par exemple des massages, même s’ils reposent sur des théories un peu bizarres, aient une certaine efficacité. Alors que nous médecins, nous sommes un peu dans nos retranchements.

 

 

 

« Ces médecines alternatives reposent souvent sur un arrière-plan théorique un peu irrationnel, un peu magique, avec des notions d’énergie, de yin et de yang dans la médecine chinoise. Il y a peut-être un danger à ce qu’un médecin s’investisse trop dans une médecine irrationnelle, du moins dans une médecine dont la rationalité n’est pas celle de notre communauté scientifique occidentale.

 

 

 

« Nos patients attendent de nous, médecins formés dans des facultés de médecine française, que nous soyons des êtres rationnels qui appuient leur pratique sur la science. Si nous nous mettons à dévier, alors nous mettons en danger l’édifice médical dans son ensemble. Mais interdire totalement l’usage des médecines alternatives, je pense que c’est excessif. »

 

 

 

. . . . .

 

 

 

 


 

Comment évaluer les médecines alternatives ?

 

...
« L’évaluation des médecines alternatives est la question centrale. Aujourd’hui, des scientifiques les évaluent comme ils le feraient pour des médicaments. Ils font des essais randomisés. Ils prennent 200 patients. À la première moitié, ils donnent un traitement conventionnel ; à l’autre moitié, ils donnent une médecine alternative. Ils attendent six mois, un an. Puis ils regardent le pourcentage de patients qui se sont améliorés dans chaque groupe.

 

 

« La même méthode s’applique aux médicaments et aux médecines alternatives.

 

 

« Le problème, c’est qu’avec un médicament la méthode fonctionne parce que le médicament est un soin industriel. On peut donc le donner à cent sujets, puis en mesurer l’effet. Dans les médecines alternatives - et aussi en chirurgie -, l’efficacité dépend aussi du soignant. Il est difficile par exemple de dire « nous allons appliquer de l’hypnothérapie à cent sujets » puisque l’efficacité dépend aussi du soignant.

 

 

« La méthode scientifique appliquée aux médecines alternatives fournit des informations. Mais il faudrait aller plus loin.

 

 

« Il faudrait par exemple mener des études qualitatives et demander au patient : « Qu'est-ce que l'hypnothérapie vous a apporté par rapport à un médicament ? » De telles études permettraient de comprendre pourquoi les patients se tournent vers les médecines alternatives. Il faudrait mener ces études sur un grand nombre de patients qui consultent des cliniciens alternatifs, puis analyser l’effet à court terme, à moyen terme, à long terme de ces médecines.

 

 

« Alors on saurait peut-être à qui recommander ces médecines alternatives, et dans quels cas. »

 

 

 

 

 

 

Les évaluations réalisées en médecine sont-elles fiables ?

 

Au Musée d’art moderne de Saint-Étienne lors d’une exposition en 2015 du photographe Yves Bresson....
« Les conflits d’intérêts dans l’évaluation des thérapies posent problème. Quand on évalue l’efficacité d’un médicament, il y a conflits d’intérêts puisque les firmes pharmaceutiques gagnent de l’argent avec un médicament qu’elles évaluent elles-mêmes. C’est ainsi que cela se passe.

 

« La médecine alternative a le même procédé. Les psychanalystes évaluent la psychanalyse. Les hypnothérapeutes évaluent l’hypnose. Les firmes homéopathiques évaluent leurs produits.

 

 

« Peut-on surmonter les conflits d’intérêts ? Quand les études sont faites avec des protocoles rigoureux, on sait que lorsqu’un laboratoire pharmaceutique évalue son propre médicament, ses résultats sont un peu surestimés. Il y a un biais. Mais ce biais n’est pas considérable. C’est sans doute la même chose pour les médecines alternatives… à condition que les études soient menées avec la même rigueur scientifique.

 

 

 

« Et là, il faut être honnête : une étude bien menée coûte cher. Or, les budgets d’évaluation des médecines alternatives ne sont pas du même ordre que ceux affectés à l’évaluation des médicaments. Dès lors, ces études sont moins bien conduites. Il y a davantage de biais.

 

 

« Le conflit d’intérêts est un problème général dans l’évaluation des soins. Les médicaments eux aussi n’en sont pas exempts. »

 

 

Hypnose, acupuncture, ostéopathie sont-elles des méthodes comparables ?

 

...
« Ces soins sont différents. En médecine, on en a l’habitude. Pour le cancer de la prostate, on peut faire de la curiethérapie, de la radiothérapie ou de la chirurgie. Les études comparent l’effet de la curiethérapie et de la chirurgie. En médecine, c’est normal : on compare des soins qui ne relèvent pas de la même approche physiopathologique. C’est pourquoi les scientifiques ont recours à la statistique : celle-ci compare 100 sujets qui suivent le traitement A avec 100 sujets qui suivent le traitement B. À la fin on regarde qui va mieux.

 

 

« Dans les médecines alternatives, il y a une dimension supplémentaire d’ordre spirituel. Par exemple, il existe un background derrière l’acupuncture : la médecine chinoise, le yin et le yang. Certains patients ont besoin de trouver une forme de spiritualité dans le soin. Dès lors, il n’est pas totalement licite de placer ces soins sous un même angle. Soyons honnêtes : en médecine occidentale, on ne s’occupe pas trop de spiritualité. C’est une question que nous, médecins traditionnels, considérons comme marginale. Mais peut-être avons-nous tort. »

 

Faut-il tout rembourser ?

 

...
« La collectivité publique doit-elle prendre en charge toutes les médecines ? Aujourd’hui, la réponse est non parce qu’il n’y a pas assez d’argent pour tout prendre en charge. En France, la Sécurité sociale prend en charge des médicaments très efficaces dans des maladies plutôt graves ou très graves. En général, les médecines alternatives ne répondent pas à ces critères. En principe, elles ne devraient pas être remboursées. Mais c’est un choix politique. »

 

 

Et l’homéopathie ?

 

 

« L’homéopathie est un cas particulier de médecine alternative car les produits sont fabriqués par un industriel. En principe, il faudrait les évaluer comme n’importe quel médicament. Les études montrent que les produits homéopathiques ont globalement le même effet qu’un placebo.

 

 

« D’un côté ce n’est pas choquant. Si des placebos sont efficaces, pourquoi ne pas les prescrire ? À condition que ce soit fait avec de bonnes pratiques cliniques : on ne doit pas traiter n’importe quelle maladie avec un placebo. Le médecin qui prescrit l’homéopathie doit s’assurer qu’il n’y a pas une perte de chance de guérison par le recours à de tels produits.

 

 

« D’un autre côté, doit-on rembourser un placebo ? Certains disent : si on arrête de rembourser l’homéopathie, alors les patients vont prendre d’autres molécules qui ont des effets indésirables. C’est une question à laquelle il faut réfléchir. Par principe, je dirai : non, l’homéopathie ne devrait pas être remboursée parce qu’a priori elle n’est pas supérieure à un placebo. »

 

 

Note : quelques phrases de l’entretien ont été légèrement réécrites par notre rédaction pour tenir compte du décalage entre langage parlé et langage écrit, tout en restant fidèle aux propos de l’auteur.

 

 

 

 

 

Inutile et délicieux


...
Les massages entrent-ils dans la catégorie des médecines alternatives ?

 

 

 

Comme en médecine, le débat reste vif chez les praticiennes et les praticiens. Les uns se disent massothérapeutes ; les massages entrent dans un protocole clinique en vue d’une potentielle guérison. D’autres s’en tiennent à une ressource de bien-être, au même titre qu’une activité physique de santé ou une alimentation équilibrée.

 

 

 

Le rôle thérapeutique d’un massage mérite d’être questionné. Faut-il éprouver un mal-être pour s’offrir un massage ? Doit-on attendre d’un massage qu’il rende heureux ? Autrement dit, faut-il fixer un diagnostic puis un objectif avant de monter sur une table de massage ?

 

 

 

...
Notre civilisation tend à fixer une utilité à toute activité, au nom d’un dogme qui prône efficacité et performance.

 

 

Le temps libre devient à son tour un temps de travail. L’on s'abîme les yeux sur un écran pour acheter un billet de train alors qu’un guichetier le faisait à notre place il y a dix ans. À la maison, l’on effectue des tâches administratives ; l’on tient une veille sur les réseaux sociaux ; l’on reste disponible, comme s’il fallait démontrer sa sociabilité, ses compétences, sa réactivité au monde entier.

 

 

Au point que certains en perdent le sommeil, vertige d’un monde irrationnel et déconnecté.

 

 

De nos jours, chaque mot, chaque geste, chaque activité doit servir à quelque chose.

 

 

Atelier de danse contact improvisation....
Au Cabinet Le Corps S’éveille, nous pensons qu’un massage ne sert à rien, sauf à (peut-être) cueillir un plaisir.

 

 

 

Un massage est un temps gratuit, c’est-à-dire sans attente exacerbée vers un mieux-être. Un massage est un loisir. Vaquer à un loisir, c’est prendre plaisir à une activité dans laquelle la personne s’épanouit sans savoir pourquoi. Ici, l’activité consiste… à ne rien faire, ou plutôt à se laisser couler dans un bain tactile et sensoriel, les yeux mi-clos.

 

 

 

Inutile et précieux, un massage ne soigne rien, ne guérit de rien. Il mène une révolution tranquille. Il distille une philosophie du temps présent qui éveille les sens et aère l’esprit. En douceur, un massage crée un sourire intérieur.  

 

 

Choisir une activité inutile & délicieuse : Chanter dans une chorale  Faire des galipettes avec son enfant  Barboter à la piscine  Lire Le refus du travail de David Frayne Flâner sur le chemin de la Mâture à Urdos  Écouter Piano solo III de Chilly Gonzales au casque  Suivre une belle personne du regard  Écrire puis envoyer une lettre par voie postale  N'avoir rien à prouver à quiconque • S'offrir cinq minutes d'auto-massage sur le visage Liste non exhaustive 

 

 

 

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Ouvrons la fenêtre au bien-être :

 

 

 

 

Un bien-être fleurit sans décret, sans volonté, juste par inadvertance.

 

 

 

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Centre de bien-être agréé par la Fédération Française de Massages Bien-Être.


Annuaire des 1 000 praticiens agréés en France : www.ffmbe.fr.