Massages et Relaxations de bien-être à Saint-Étienne, Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Sur table de massage, tapis de sol ou siège ergonomique. Huiles de massage 100 % Bio.
Centre de bien-être agréé FFMBE. Cartes cadeaux personnalisées.

Cabinet Le Corps S’éveille
74 rue Michelet
42000 Saint-Étienne

Uniquement sur rendez-vous
tél / 04 82 37 33 89

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Je ne suis pas un numéro !


Pourquoi se lever chaque matin pour aller travailler ? Qu’est-ce qui nous porte ou nous freine ? Quel sens le travail a-t-il de nos jours ? Quels métiers survivront dans vingt ans ? Peut-on éprouver du bien-être à travailler ?…


« Je ne suis pas un numéro ! »  (1)


 

Si Charlie Chaplin tournait la suite des Temps modernes en 2019, quel en serait le scénario ? Sur France Culture, Alain Supiot a sa petite idée. Spécialiste des transformations du travail, il parle management, intelligence artificielle, écologie, protection des travailleurs, intérêt ou non à travailler… Pour l’Organisation Internationale du Travail qui fête ses cent ans en 2019, il ouvre des horizons. Un juriste défend quelques règles d'équité face à un libéralisme débridé.

 

Image en vignette : Charlie Chaplin dans le film Les temps modernes sorti en 1936.


Photographe : Louis Lafon - années 1880 à 1890....
Dès qu’il a du pouvoir, Homo sapiens a un talent : il fait suer son semblable au travail sur le modèle des outils de son époque. Voici d’abord l’esclave : il traîne de lourdes charges, telle une bête de somme. À l’ère industrielle, l’ouvrier est un engrenage : il fait tourner les machines à l’usine. Avec les lampes à pétrole, puis l’électricité, le travail de nuit s’impose. De nos jours, le salarié est un programme. Il se voit assigner des objectifs chiffrés : vente, audimat, nombre de malades traités par heure. Hier, aujourd’hui, demain, il faut hâter la cadence.

 

 

Arrive le jour où les inégalités se creusent à un point tel que les révoltes éclatent. Les guerres se nourrissent de rancœurs entre des peuples en colère, lesquels engendrent des chefs qui s’attaquent à leurs voisins et ennemis avec des armes de plus en plus sophistiquées. C’est ainsi qu’au XXe siècle, deux guerres mondiales pratiquent la boucherie à l’échelle industrielle. Et au XXIe siècle ? Sur la planète Terre, 1 % de la population est plus riche que les 99 % restants. En France, les affections psychiques se sont multipliées par sept en cinq ans, selon l’Assurance maladie. Comme en 1914 ou en 1938, une guerre frappe à la porte de l’Europe. Quelle forme prendra-t-elle ?

 

 

L'argent, c'est comme le fumier...

 

Artiste peintre : John Singer Sargent - Année 1911....
Le lien entre guerre et injustice sociale traverse les siècles. Le constat n’a rien d'inédit : au XVIIe siècle, le philosophe et scientifique britannique Francis Bacon donne ce conseil au Roi : « L’argent, c’est comme du fumier. Si vous le laissez s’accumuler, cela forme des tas, c’est une nuisance. En revanche, si vous prenez soin de l’épandre, à ce moment-là c’est bienfaisant. » Francis Bacon ajoute : sans argent équitablement réparti, un pays plonge dans « la sédition et les troubles ».

 

 

Quatre siècles plus tard, le juriste Alain Supiot reprend le flambeau. Il donne des conférences au Collège de France : « Face à l’irresponsabilité : la dynamique de la solidarité. » Il rejoint l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève avec pour mission de publier un rapport sur l’avenir du travail au XXIe siècle pour fêter le centenaire de l’institution. Il fait partie d’une commission que président le Premier Ministre de la Suède et le Président de l’Afrique du Sud. Leurs propositions, qui seront rendues publiques en janvier 2019, sont attendues avec impatience par celles et ceux qui se soucient du travail et de ses conséquences sur la santé humaine.

 

 

Un monde en état de schizophrénie normative.

 

Artiste : John Ferguson Weir - Années 1874 à 1877....
Dans l’émission Matières à penser sur France Culture, Alain Supiot souligne la schizophrénie de l’époque actuelle. Selon lui, le nouvel ordre mondial se répartit entre des organismes qui œuvrent à la paix (Organisation Internationale du Travail, Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, Unesco…) et des institutions qui creusent les inégalités, attisent les révoltes puis les guerres (Fonds Monétaire International, Banque mondiale, Organisation Mondiale du Commerce). Les premières tentent de créer des solidarités ; elles s’appuient sur le droit pour réguler les rapports sociaux. Les secondes prônent la concurrence comme moteur d’une civilisation ; une seule règle ou presque : tous les coups sont permis.

 

 

Alain Supiot constate que de nos jours, l’idéologie de la concurrence l’emporte sur les valeurs de solidarité. D’où les écarts de salaires : un trader du Crédit lyonnais gagne cent fois plus qu’une infirmière à l’hôpital. Le droit du travail valide cette injustice au nom de l’efficacité économique. De même, les poulets surgelés partent inonder les marchés africains, ruinant les producteurs locaux et suscitant des vagues de migration.

 

Une pyramide d'entreprises.

 

Artiste peintre : Vincent van Gogh - Année 1889....
Dans un tel contexte, que pense Alain Supiot des ordonnances Macron prises en 2017 pour relancer l’emploi ? À la radio, le juriste choisit ses mots : « On nous a dit que le problème de l’emploi dans ce pays, c’était le Code du travail. Qu’il suffisait de l’enlever pour que l’emploi revienne. Et que ça allait se faire en quelques mois puisqu’il s’agissait d’un choc psychologique. Alors j’attends… J’ai confiance dans les dirigeants de mon pays… »

 

 

Son regard se tourne vers le producteur de porc breton. Celui-ci incarne l'architecture de l’entreprise au XXIe siècle : une hiérarchie qui relie la multinationale au sous-traitant local ; lequel se bat pour vendre sa marchandise à un prix décent. Loin de l’image d’Épinal qu’incarne la start-up, le tableau que décrit Alain Supiot est une cascade d’allégeances dont une poignée de multi-milliardaires tire les ficelles. « L’entreprise décrite comme une petite société politique ne résiste pas à l’observation de la réalité, analyse-t-il. Les réformes du travail, adoptées en 2016 et 2017, sont datées : elles ne procèdent pas d’une vision de l’avenir du travail qui fait face à des changements considérables. »

 

 

 

Travail, Santé, Environnement.

 

Photographe : Doris Ulmann - Années 1929 - 1930....
Lesquels ? D’abord, la révolution informatique. Les logiciels exécutent un nombre toujours plus grand de tâches. Gestion, droit, marketing, finance : les métiers sont rattrapés par l’intelligence artificielle, sa capacité à produire mieux et plus vite qu'un cerveau. Le salarié, rivé à son écran, pianote avec fébrilité. Il n’est qu’un automate handicapé par ses affects. Il marche ou il crève… sauf si le droit du travail rompt avec Taylor et ses cadences d’enfer. Le rapport attendu en janvier 2019 fera des propositions à ce sujet.

 

 

Et puis, le travail agit comme jamais sur la santé de notre planète. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le droit international du travail s’attaque aux pratiques et aux circuits qui font de la Terre une poubelle à ciel ouvert.

 

 

Enfin, Alain Supiot et ses collègues travaillent sur un projet de gouvernance mondiale du travail. Jusqu’ici, les pays sont libres de ratifier ou non les recommandations de l’OIT. La France, jadis bon élève, se fait tirer l’oreille au fur et à mesure que les normes internationales renforcent la protection des travailleurs. Il faut que tous les pays coopèrent pour créer un cadre qui permettent aux travailleurs de déployer leur créativité et de retrouver du sens à leurs activités.

 

 

Le droit protège la paix.

 

Artiste peintre : Joachim Beuckelaer - Année 1568....
Est-ce une utopie ? Alain Supiot en est convaincu : le droit reste la meilleure parade face à la violence et à la guerre. Après quarante années de dérégulation effrénée, il est temps selon lui de revenir à un contrat social au service de l’épanouissement des femmes et des hommes au travail.

 

 

Le rapport qui sera rendu public en janvier 2019 mettra les dirigeants des grandes puissances mondiales face à leurs responsabilités jusqu’à l’Élysée.

 

 

 

 

Les photographies qui illustrent cette page viennent de la photothèque publique du Metropolitan Museum of Art de New-York.

 

 

 

 

 

Une brève histoire de l’Organisation Internationale du Travail.


Dessinateur : Honoré Daumier - Année 1865....
L’OIT naît en 1919, au lendemain de la Première guerre mondiale, sous l’impulsion de la France et de l’Angleterre. Les syndicats prennent conscience que pour mettre fin aux guerres, il faut créer un dispositif qui empêche de dresser les peuples les uns contre les autres. Pour les créateurs de l’OIT, il n’est pas de paix durable sans justice sociale.

 

 

 

Depuis un siècle, la Conférence internationale du travail se réunit tous les ans. Elle se compose pour moitié de représentants des États, et pour l’autre moitié (à parts égales) de représentants des employeurs et des salariés. Une telle composition en fait un exemple de démocratie et de coopération.

 

 

 

Par miracle, l’OIT survit à la deuxième guerre mondiale. Elle trouve même une seconde jeunesse : par la déclaration de Philadelphie, elle réaffirme la nécessité de fonder l’ordre mondial sur la solidarité, avec des objectifs communs de justice sociale, rompant avec « la guerre de tous contre tous ».

 

 

Un rapport sur l'avenir du travail pour fêter les cent ans de l'OIT.

 

Artiste peintre : Vincent van Gogh - Année 1881....
Aujourd’hui, 184 pays sont membres de l’OIT, soit la quasi totalité des nations.

 

 

 

Les normes adoptées par l’OIT n’ont pas de caractère contraignant. Chaque pays est libre de les intégrer ou non à son droit du travail. Les États-Unis en valident très peu. La France, jusqu’à une date récente, faisait figure de bon élève… mais les choses sont en train de changer avec les lois et les ordonnances qui détricotent le Code du travail.

 

 

 

Le centenaire de l’OIT, en 2019, est l’occasion ou jamais de redéfinir le travail avec des enjeux nouveaux : intégrer les outils informatiques et numériques ; travailler sans nuire à l’environnement ; instaurer des règles équitables à l’échelle mondiale pour stopper le dumping social qui gagne les pays, jusqu’en France.

 

 

 

(1) Le titre de l'article reprend la phrase célèbre du héros dans la série Le prisonnier interprété par Patrick McGoohan.

 

 

Massages bien-être : le Droit encadre le geste.

 

Les massages vus par Cyrille Cauvet, photographe, au Cabinet Le Corps S’éveille, Centre de bien-être....
Dans quel cadre juridique s’inscrivent les massages bien-être en France ? Quel droit s’applique à la profession ? Le Cabinet Le Corps S’éveille, Centre de bien-être, éclaire les personnes qui souhaitent connaître les lois et règles qui régissent l’exercice d'un métier.

 

 

 

• Pas de diplôme d’État, mais un agrément.

 

 

 

En France, aucun diplôme d’État ne valide la pratique des massages bien-être à titre professionnel. Deux s’en approchent, mais ils ne couvrent pas les compétences d’une masseuse ou d’un masseur de bien-être : kinésithérapeute (rééducation médicale) et esthéticienne (modelage esthétique).

 

 

 

Faute de diplôme d’État, les praticiennes et praticiens pratiquent l’autodiscipline : en 2005, ils ont fondé la Fédération Française de Massages Bien-Être. À ce jour, la FFMBE agrée 30 centres de formation et un millier de praticien·ne·s.

 

 

 

Un centre de formation agréé FFMBE répond à des critères pédagogiques et déontologiques. Une praticienne ou un praticien agréé·e est titulaire d’un diplôme reconnu par la FFMBE. Elle ou il signe la charte éthique de la profession.

 

 

 

En outre, la Fédération Française de Massages Bien-Être a déposé l’intitulé « Massage-bien-être » à l’Institut National de la Propriété Industrielle.

 

 

 

 

 

 

 


 

• Parfois salarié·e. Le plus souvent indépendant·e.

 

Les massages vus par Cyrille Cauvet, photographe, au Cabinet Le Corps S’éveille, Centre de bien-être....
La plupart des praticiennes et des praticiens en massages bien-être agréé·e·s FFMBE sont des travailleurs indépendants. Faute d’un cadre fixé par l’État, l’URSSAF et l’Assurance maladie « jonglent » entre les statuts de commerçant, artisan ou profession libérale.

 

 

Les avocats qui ont étudié le cadre d’activité des masseuses et masseurs de bien-être estiment que ceux-ci exercent une profession libérale dans le domaine de la prévention santé (1).

 

 

• Indépendant·e, avec des responsabilités légales.

 

Les praticien·ne·s agréé·e·s FFMBE ont des droits et des devoirs. Ils respectent le cadre fixé par l’État : déclaration d’activité, cotisations sociales, règlement des impôts et taxes, droit du travail. Ils ont accès à la formation professionnelle continue via le Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux.

 

 

En outre, les praticiennes et praticiens agréé·e·s FFMBE cotisent à la Fédération qui les représente. Une assurance couvre l’activité professionnelle ainsi que le(s) lieu(x) de travail.

 

 

 

 

• Indépendant·e, avec un goût pour le travail bien fait.

 

Les massages vus par Cyrille Cauvet, photographe, au Cabinet Le Corps S’éveille, Centre de bien-être....
Une majorité de praticiennes et praticiens agréé·e·s FFMBE choisit de travailler en indépendants. Elles ou ils ont le goût du travail bien fait. Plutôt que d’exercer dans les chaînes d’esthétique, ils ou elles ralentissent le temps pour que la prestation mérite son label : bien-être.

 

 

Ainsi, un massage d’une heure dure réellement une heure (et non réduit à 50 minutes). Les huiles sont souvent Bio (sésame, noyau d’abricot…). Un entretien préalable sert à adapter les techniques de massages et de relaxations au besoin de chacun·e. La praticienne ou le praticien se réserve un sas de quinze à trente minutes entre deux séances pour appliquer un protocole d’hygiène, boire, se nourrir, bref prendre soin des lieux et de soi.

 

 

Une telle organisation, qui place la qualité comme clé de voûte de la prestation, est peu compatible avec le salariat puisque les instituts et les spas ont tendance à standardiser les prestations, accélérer la cadence, réduire les pauses. En outre, le client sait rarement ce qui se cache dans les cosmétiques employés.

 

 

Les praticiennes et praticiens agréé·e·s FFMBE se voient volontiers en artisans qui peaufinent leur ouvrage ; à ceci près que leur savoir-faire s’applique sur une personne. Savoir-faire et savoir-être se conjuguent pour affiner la patte d’une praticienne ou d’un praticien au fil des années.

 

 

 

• Et l’avenir ?

 

 

Sans rêver d’un diplôme d’État, les praticiennes et praticiens agréé·e·s FFMBE souhaitent que leur profession soit inscrite au Répertoire National de la Certification Professionnelle (RNCP) qui rassemble les métiers identifiés et reconnus par l’État.

 

 

 

 

 

Les massages vus par Cyrille Cauvet, photographe, au Cabinet Le Corps S’éveille, Centre de bien-être....
Les résistances sont fortes : lobbies médicaux, craintes de dérives sectaires... Pourtant, la profession espère une Certification pour mieux se protéger des pseudo-thérapies qui fleurissent ici et là, avec leurs chamanes et leurs gourous.

 

 

Un cadre juridique pour les massages bien-être implique l’autodiscipline des membres d’une profession. Il implique aussi un regard attentif et rigoureux d'un État que l’on souhaiterait plus ouvert aux évolutions des mentalités et des usages.

 

 

(1) Le Code NAF 8690F de l'INSEE rassemble une pléiade de métiers de la santé : psychothérapeutes, psychanalystes, psychologues, sophrologues, acupuncteurs, homéopathes, guérisseurs, rebouteux... Un tel méli-mélo sème la confusion dans les esprits. Le public ne peut faire la distinction entre les activités thérapeutiques, les activités de bien-être et de prévention santé, et les activités relevant de pensées magiques ou ésotériques.

 

 

 

 

 

 

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Ouvrons la fenêtre au bien-être :

 

 

 


Un bien-être se nourrit d’un regard lucide sur son époque.

 

 

 

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Centre de bien-être agréé par la Fédération Française de Massages Bien-Être.


Annuaire des 1 000 praticiens agréés en France : www.ffmbe.fr.