Massages et Relaxations de bien-être à Saint-Étienne, Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Sur table de massage, tapis de sol ou siège ergonomique. Huiles de massage 100 % Bio.
Centre de bien-être agréé FFMBE. Cartes cadeaux personnalisées.

Cabinet Le Corps S’éveille
74 rue Michelet
42000 Saint-Étienne

Uniquement sur rendez-vous
tél / 04 82 37 33 89

SELECT m.id_motcle, m.libelle FROM motcle m, type_motcle t, asso_motcle_type_motcle s WHERE t.libelle='Menu-haut' AND t.id_type_motcle = s.type_motcle_id AND s.motcle_id = m.id_motcle AND m.etat='1' ORDER BY couleur;
< Retour

Kabanaco à Saint-Étienne


Après un massage, le corps s’ébroue. Il esquisse un pas de danse dans la rue. Danser : douce idée.


Réveiller l’Africain tapi en chaque être humain

 

Un beau matin, sans prévenir, le corps demande la parole. Il n’en peut plus de se dépêcher. Il aspire à de nouvelles saveurs. Tiens, il a une idée : danser. Sans technique. Juste par plaisir. Oui, mais quelle porte franchir ? Peut-être celle de Kabanaco à Saint-Étienne.

 

 

L’association Kabanaco organise des ateliers de danse afro-contemporaine. Photographe : Gilles Aguilar....
La plus jeune a 4 ans. L’aîné a 72 ans. Kabanaco accueille toutes les générations. Cours, ateliers, stages ponctuent l’année avec un fil conducteur : la danse africaine. Ou plutôt : les danses africaines.

 

 

En début d’année, Catherine André-Traoré, qui a fondé Kabanaco, déchire une image qui perdure bien après l’ère coloniale : une tribu trépigne autour du feu, au rythme du tamtam, corps en sueur, jusqu’à la transe.

 

 

Les danses africaines ont une autre allure que la zumba. Elles ont leurs styles, leurs énergies, leurs intériorités. Elles évoluent avec le temps. Les chorégraphes de Côte d’Ivoire ou du Burkina Faso ont adopté le terme afro-contemporain pour nommer une danse qui mêle tradition et création. Une danse où l’engagement politique et poétique affleure sur scène.

 

 

 

 

 

Échauffer le corps par paliers.

 

...
« Ouf », songe alors le danseur qui débute à Kabanaco et cherche le chemin qui va le mener en douceur à sa danse, unique et personnelle.

 

 

L’Afrique n’a que faire d’esthétique et de grâce. Tout commence au sol : ancré dans la terre, le danseur abaisse son centre de gravité. Catherine André-Traoré débute la séance par une phase d'échauffement. Deux ou trois étirements amorcent le mouvement.

 

 

Les danses africaines accompagnent les actes de la vie quotidienne. Agriculture, artisanat, tâches domestiques fourmillent de postures et de gestes qui, avec un brin d’imagination, créent une danse.

 

 

À chaque pays son univers. La Guinée mobilise les bras et la colonne vertébrale avec fluidité. La Côte d’Ivoire a son jeu de jambes. Le Congo crée une ondulation du bassin. Le Rwanda a un rapport charnel avec la nature. Catherine André-Traoré transporte ses élèves d’Afrique de l’ouest à l’Afrique du sud. Elle jongle avec les techniques d’hier et d’aujourd’hui.

 

 

Nourrie de danses et de chants africains, la pédagogue croise les univers des artistes avec lesquels elle fait un bout de chemin : Norma Claire, Anita Daulne, Salia Sanou, Seydou Boro. Du centre chorégraphique La termitière à Ouagadougou (Burkina Faso), il y a forcément un bout de danse à rapporter à Saint-Étienne.

 

 

Ce n’est pas tout : les cours de judo de son enfance, sa pratique du qi gong, art martial chinois, ses stages de capoeira brésilienne ajoutent un surplus d’âme aux ateliers. Ceux-ci distillent le mouvement du monde, dans sa pluralité, son universalité.

 

 


 

Je danse, donc je suis.

 

...
Danser à Kabanaco, c’est ouvrir des frontières dans sa tête. C’est aussi découvrir un autre moi.

 

 

 

La danse installe une paix intérieure. Puis elle tisse des liens invisibles avec les membres du groupe. Le corps parle. Les corps partagent.

 

 

 

Chaque articulation devient consciente. Oui, j’ai une nuque ! Oui, j’ai deux chevilles ! Au fait, suis-je beau? Suis-je bien ? Question absurde. Au diable la performance, le besoin de perdre du poids, la quête d’un idéal de beauté. La vie palpite dans un bassin qui a découvert une manière de se déhancher.

 

 

Danser au parloir.

 

 

Compagnie Norma Claire. Création : Emergences....
Dans une école, en atelier, Catherine André-Traoré avise la mine ébahie d’une enseignante : un élève en difficulté dans la classe se mue en diablotin qui entraîne les enfants dans sa danse.

 

 

À la prison de la Talaudière, où la pédagogue intervient une fois par an, elle apprend qu’un détenu s’en est allé au parloir avec son pantalon africain rouge et jaune, ravi de de surprendre sa femme et ses enfants avec son jeu de jambes.

 

 

Assistante sociale reconvertie dans l’action culturelle et l’éducation artistique, Catherine André-Traoré poursuit sa mission : aider autrui. Mais avec d’autres armes. Oubliés les rapports, les statistiques, les solutions-sparadrap. L’artiste sème de la vie dans des corps abîmés.

 

 

Dans une prison, la violence se manifeste ici et maintenant : 4 personnes entassées dans un dortoir de 10 m² ont droit à deux heures de sortie par jour et à une douche par semaine. Mais la violence est née il y a longtemps : là où la précarité, le chômage, l’ennui ont imprimé un verdict dans les têtes : « je suis une merde ».

 

 

« La danse ne fait pas de miracle, concède Catherine André-Traoré. C’est une goutte d’eau dans un océan de désarroi. Mais si des chorégraphes, des profs de yoga, des relaxologues ne le font pas, qui le fera ? Que proposent les politiques aux personnes en fragilité, à part la sanction par l'enfermement et la promiscuité ?

 

 

« La danse aide à se connaître. Elle éveille le corps. Elle révèle des capacités. Elle est source de bienfaits. Lorsqu’un être humain découvre qu’il a le droit de se faire du bien, puis qu'une saveur pénètre les pores de sa peau, alors vient le jour où il s’ouvre aux autres et participe à la marche du monde. »

 

 

 

 

 

 

Danser avec la ville.

 

Festival Tarmadiarts 2017 à Carvin - Pas-de-Calais....
La pédagogue transpose ses expériences sur scène. Avec une danseuse, une plasticienne, une peintre, elle travaille à la création du spectacle Pour le meilleur qui verra le jour en 2018 au Théâtre du Verso à Saint-Étienne. Avec peut-être une déclinaison pour les parcs urbains. Catherine André-Traoré, plus que jamais, est convaincue que la danse est faite pour se frotter avec la ville et avec les arbres.

 

 

Dans ce spectacle, il y sera question du travail : celui qui manque, celui qui avilit, celui qui socialise. Travail, mot obsédant, source de mille malentendus.

 

 

Oser ses premiers pas de danse à Kabanaco a la force d’un acte de liberté. On quitte un uniforme, une posture, un discours de circonstance. On se fiche du regard d’autrui. On danse, et puis voilà. On peut attraper un tambour et chanter. En Afrique, la voix, le rythme, le corps ne font qu’un. En Guinée, le ridicule ne tue pas. À Saint-Étienne non plus.


 

 

Un bien-être naît parfois quand, après une heure de danse, un stagiaire se laisse aller au sol en douceur.
Il s’étire, puis se masse le crâne, le ventre, les pieds. Comme s'il disait merci à sa plus belle maison : son corps.


 

Anita Daulne enseigne les chants polyphoniques africains. Elle collabore avec Catherine André-Traoré.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  

 

Ouvrons la fenêtre au bien-être :

 

 

 

Impulser un swing aux gestes de sa vie quotidienne.

 

 

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 

 

 

 Centre de bien-être à Saint-Étienne agréé par la Fédération Française de Massages Bien-Être.


 Annuaire des 1 000 praticiens agréés en France : www.ffmbe.fr.