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Le toucher après la Covid-19


Deux années durant, une pandémie a mis le toucher entre parenthèses. Quand la Covid-19 s'éloigne, comment renouer le contact avec le toucher ?

La vague du toucher

Quand s'éloigne la Covid-19, le toucher frappe à la porte. Bise, poignée de main, hug, accolade… Les corps fêtent le retour de la tendresse. Manquer de toucher. Puis peu à peu le retrouver. Un journal et une revue nous prennent par la main pour accueillir le toucher.

Les photographies ont été prises au musée des beaux-arts de Pau.

Après une crise sanitaire, renouer avec le toucher : baigneuses sur la grève, peinture d’Émile René Ménard.« Les gestes barrières sont venus bouleverser notre rapport au toucher, en définissant de nouvelles règles de proximité et de distance ». Interrogée par Le Monde, Fabienne Martin-Juchat, professeure en sciences de l’information et de la communication, pointe un événement inédit au XXIe siècle : face à une épidémie, l’État impose des règles de toucher contraignantes pour tous, jusque dans l’espace privé. Stopper embrassades et poignées de main. Porter le masque. Fixer une distance de plus d’un mètre avec autrui. Avec l’irruption d’un coronavirus nommé Covid-19, le toucher doit se mettre en retrait.

Or, le toucher est vital à l’être humain. Chaud ou froid ? Sec ou humide ? Dur ou doux ? Flasque ou tonique ? Toucher, que ce soit un être vivant ou un objet, nous donne une montagne d’informations. Entrer en contact avec la peau d’une personne, c’est comme ouvrir une porte. Toucher nous fait accéder aux émotions : aux nôtres, mais aussi à celles d’autrui.

« Quand on touche quelqu’un, on sent s’il est stressé ou s’il a peur, explique Fabienne Martin-Juchat. Cela résonne en nous. En cela, le toucher représente un élément puissant pour connaître autrui dans sa complexité. Il est le socle de l’empathie. »

En touchant, on est touché

Quand un virus s’éloigne, renouer avec le toucher. Détail d’une peinture de Gérard Hoet.Fabienne Martin-Juchat analyse la communication entre les corps avec un regard d'anthropologue. Elle cite le philosophe Maurice Merleau-Ponty pour qui le toucher nous embarque dans un dialogue sans mots : chaque protagoniste est à la fois touchant et touché.

Notre liberté corporelle nous semble évidente. Pourtant, elle est d’histoire récente. Les épidémies d’antan faisaient d'autrui un porteur de virus, donc de maladies, voire de mort. La peur habitait nos ancêtres, d’autant qu’ils n’avaient aucune explication rationnelle face à une épidémie de peste ou de grippe. La religion dictait les normes de comportement, avec une multitude d’interdits. Après la deuxième guerre mondiale, la médecine fait des pas de géants. Elle fait reculer le risque sanitaire. La pilule contraceptive, puis Mai 1968 changent la donne.

Alors le corps explore à tout-va. La danse devient de plus en plus audacieuse et créative. On peut pratiquer le yoga, les arts martiaux, l’aquagym, à deux ou à dix. On peut s’aimer sans risque - ou presque : le SIDA lance une première alerte dans les années 1980.

Et voilà qu’en 2020, un coronavirus nous ramène brutalement un siècle en arrière.

Le toucher donne un sens à l’existence

Après une épidémie, renouer avec le toucher. Détail d’une peinture de Gaspare Traversi.Du jour au lendemain, l’expression des visages disparaît sous un masque. Il faut se retenir de tendre la main. Se faire un bisou peut être fatal. Quelques personnes se disent soulagées : au travail, la bise du matin était un rituel de trop. Le temps passe. De confinement en confinement, le manque de toucher engendre de la détresse.

« Le toucher est lié à la vie, il donne un sens à l’existence, analyse Fabienne Martin-Juchat dans Le Monde. Le manque de contact corporel et son contrôle peuvent provoquer une montée d’angoisse ou une surfatigue. Il y a aussi une forme de tristesse à vivre dans une société sans contact, où l’autre est perçu comme un risque, sujet à nous rendre malade. Cela peut provoquer des angoisses sociales et des phobies. »

Alors, symboliquement, l’humanité se prend par la main. Partout dans le monde, les chercheurs se mobilisent. Le premier vaccin voit le jour en décembre 2020. Le premier traitement, en décembre 2021. Au XXIe siècle, homo sapiens évolue à grande vitesse pour combattre l’adversaire. Le coronavirus mute. Mais le vaccin à ARNm semble avoir le dernier mot. Quand 80 % de la population se vaccine, alors l’espoir revient d’un retour à une vie « normale » : avec le toucher.

Danses du toucher

Covid-19 dompté, renouer avec le toucher. Détail d’une peinture de Carlo Maratta.Alors que le danger semble s’éloigner, quelle place a le toucher dans le monde d’après ? Fabienne Martin-Juchat émet d’abord une crainte : que le toucher se cantonne aux objets et aux animaux. « Il y a quelque chose d’inquiétant à imaginer une société où les gens s’entourent d’animaux parce qu’ils ne sont plus en mesure de toucher une personne pour communiquer. »

Dans la foulée, la chercheuse fait appel à une image aquatique : « Il faut que les individus puissent continuer d’être immergés dans des bains sociaux, pour se relier les uns aux autres et se sentir vivants. » Elle évoque aussi les jeux de séduction qu’elle voit comme des « danses du toucher » : s’approcher, esquiver, revenir, frôler, caresser.

C’est peut-être cela, la bonne nouvelle en 2022 : homo sapiens a tant progressé dans sa connaissance du vivant qu’il est en mesure de s’adapter en quelques mois pour neutraliser un ennemi microscopique. Certes, la Covid-19 mutera encore. Les laboratoires séquenceront le génome du nouveau venu, puis ajusteront vaccins et traitements. La recherche scientifique, à sa façon, nous restitue l’essentiel : la relation.

Les portes s’ouvrent. Ici et là, des sourires réapparaissent. Deux amis s'embrassent dans le train en oubliant qu’ils portent un masque. Une main se dépose avec douceur sur une épaule. Le toucher reprend peu à peu sa place.

« Ce qui est sûr, c’est que moins on vit l’expérience du toucher, plus on a peur de la vivre, car elle nécessite de prendre le risque de la relation », conclut Fabienne Martin-Juchat dans Le Monde.

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Caresses :
la découverte d’un nouveau sens

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Après l’hiver sanitaire, le printemps du toucher. Détail d’une peinture d’Erasme II Quellin.En janvier 2022, le magazine Epsil∞n publie un article scientifique sur les caresses :

• Les caresses atténuent la douleur : en 2017, une équipe de neurologues allemands démontre qu’un toucher doux sur la peau apaise la sensation de brûlure.

• Les caresses libèrent l’hormone du plaisir : en 2020, une équipe franco-allemande observe que quand deux rats se touchent, leur cerveau libère de l’ocytocine dans leur sang. L’ocytocine est l’hormone qui promeut les interactions sociales.

• Les caresses gouvernent nos relations sociales : en 2021, une expérience révèle chez la souris que l’activation de neurones liés aux caresses favorise les comportements prosociaux.

• Les caresses réparent la peau : en 2021, une équipe française découvre qu’une molécule sécrétée par les neurones des caresses participe à la régénération des tissus cutanés.

Deux chiffres :
4 millimètres sous la peau, autour de chaque poil, on trouve une couronne de neurones sensible aux caresses

40 % des neurones de la peau sont consacrés aux caresses.

Bon à savoir : les neurones consacrés aux caresses « ne dégénèrent pas avec l’âge », indique Amaury François, spécialiste des neurones chez la souris à l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier, dans la revue Epsil∞n. Avec bienveillance et respect, touchons-nous à tout âge de la vie.

La science des caresses ne fait que commencer.

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La prochaine vague sera-t-elle
celle du toucher ?

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