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Cabinet Le Corps S’éveille
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Puissance de la douceur


« Si la douceur était un geste, elle serait caresse ». Anne Dufourmantelle, psychanalyste et philosophe, explore une qualité d’être tapie en chaque être humain.


Le halo de la douceur

 

 

« La douceur est invincible », écrit l’empereur et philosophe romain Marc Aurèle. Vingt siècles plus tard, la philosophe Anne Dufourmantelle prolonge le message. Elle plaide pour une « fête sensible ». Prendre soin de soi. Prendre soin d’autrui. Faire une révolution, en douce.

 

 

Photographie : Cabinet Le Corps S’éveille, Centre de bien-être....
Par une nuit froide, un maître et son serviteur s’engagent sur une route qui traverse la forêt. Il se met à neiger. Les flocons recouvrent tout. Le cheval, épuisé, verse dans le fossé. Il se pétrifie de froid. Le maître comprend qu’ils sont perdus. Alors, il entoure son serviteur avec son corps. Il le réchauffe de son manteau. Il se laisse mourir à sa place.

 

Maître et serviteur, la nouvelle de Léon Tolstoï, apparaît au cœur du livre d’Anne Dufourmantelle. « C’est au lieu même du pouvoir que la douceur opère, écrit la philosophe. Elle vient se poser dans les interstices de la cruauté en la retournant comme un gant. Elle est précisément à l’endroit le moins attendu. »

 

Sous la plume d’une philosophe, la douceur prend le visage d’un lutin qui enchaîne des pirouettes dans une société glacée. La douceur est une énigme. Une espèce rare. Elle a la noblesse sauvage d’une bête farouche. La douceur se glisse dans une pensée, un geste, un climat, un objet. Elle se nourrit de tact. Elle n’est jamais aussi puissante que lorsqu’elle se pare de sensualité.

 

 

Puissance de transformation.

 

Photographie : Cabinet Le Corps S’éveille, Centre de bien-être....
La douceur prend sa source dans l’enfant abandonné au sommeil, dans le goût sucré du sein maternel. Puis elle prend son envol. « On la devine ailleurs, dans le mouvement de l’animal, la montée de l’obscurité en été, la trêve d’un combat, la rencontre d’un regard. On la reconnaît au chevet des mourants (…). Elle vient apaiser les amants. Elle oppose au bourreau un souffle contre lequel il ne peut rien. »

 

Un être humain mû par la douceur prend soin d’une personne en fragilité. La douceur n’a pas le pouvoir de guérir. La douceur ne sait rien. Psychanalyste, Anne Dufourmantelle mesure à quel point sa compassion l’amène, dans le cadre feutré d’un cabinet, à « se laisser entamer par autrui, son chagrin ou sa douleur, puis contenir cette douleur en la portant ailleurs. »

 

L’auteure croit en la force de transformation de la douceur. Elle la voit comme une intelligence « qui porte la vie, et la sauve et l’accroît ». La douceur invite l’être humain à se laisser étonner. Les cinq sens donnent accès à une fête sensible. Le toucher y est invité :

 

 

« Si la douceur (…) peut être belle, érotique, entrer dans une danse sacrée avec le corps de l’autre désiré, elle n’est pas sans secret. C’est-à-dire sans liberté jusqu’au dernier instant (…). L’intelligence du toucher est un accélérateur de vie qui fait obstacle à la folie. »

 

La douceur a besoin du corps pour se dire. Photographie : AHC - Albertine Hector....
Pour l’auteure, la douceur exige un savoir-vivre qui se situe à des années lumière du commerce. Les édulcorants que nous vendent les fabricants de lessive, les vendeurs de sucreries, les consultants en entreprise, ne sont que contrefaçons.

 

 

Plus le marketing enrobe produits et services de douceur, plus il faut se méfier. Car derrière un yaourt, des manipulateurs pervertissent des relations humaines, jusqu’à retourner le sens des mots. Une société broie en douceur ceux qui ne montrent pas leurs poings. « La douceur est politique, écrit Anne Dufourmantelle. Elle ne se plie pas, n’accorde aucun délai, aucune excuse. Elle est un verbe : on fait acte de douceur. Elle s’accorde au présent. »

 

 

L’auteure imagine que la douceur vit en grande partie dans la clandestinité. Le lutin se cache sous la table pour mieux surprendre son monde. « Dessous est la douceur, tapie. Sous chaque chose regardée, juste la ligne en dessous, c’est là, sous quelque chose touchée, chaque mot prononcé, chaque geste recommencé, comme la ligne mélodique qui accompagne une ligne chantée. »

 

 

La douceur a besoin de pénombre. Loin de s’exhiber, elle ne se sent jamais aussi bien que dans un jardin secret, à l’aube. « Douceur du trouble, de l’ambiguïté, de ce qui naît, de ce qui éclot, de ce qui demande un espace de suspens et de commencement. »

 

 

Reconnaître les doux.

 

Image : Fantomette Ademeit....
La douceur nous rend visite sans attendre d’être convoquée. Normal : elle ne se laisse pas posséder. Elle invite à une promenade. Cheminer avec la douceur, c’est « accepter d’entrer dans ses marées, de parcourir ses chemins creux, de se perdre pour que quelque chose d’inédit survienne. » Mutine et sauvage, la douceur crée la juste distance pour que chacun existe dans son espace.

 

 

Les doux qui marchent sur la Terre n’ont pas toujours la vie facile. L’auteure constate qu’ils sont méprisés. Comme s’ils s’agissaient d’êtres faibles, incapables de s’imposer en société. Or, les doux font en réalité de la résistance.

 

 

Anne Dufourmantelle imagine que dans un temps pas si lointain, une révolution aura lieu par inadvertance. Un feu s’embrasera : « un feu d’une inexplicable douceur. » Un jour, lorsqu’elle sera au bord du précipice, l’humanité se laissera prendre par la main. À deux pas du ravin, les femmes et les hommes « danseront sans peur ni vertige ». Une fois de l’autre côté, « tout aura changé, mais sans violence ».

 

 


 

Les lutins sont plus nombreux qu’on ne le croit sur la Terre.

 

Puissance de la douceur, par Anne Dufourmantelle (1964 - 2017). Editions Payot.

 

 

 

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Ouvrons la fenêtre au bien-être :

 

 

 

 

Puissance de la douceur dans une main.

 

 

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