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Technologies & Bien-être


Tout comme la pilule de l’amour, la puce du bien-être n’a pas encore été inventée. Technologies & Bien-être.

Un algorithme pour donner du sens à la vie ?

Sur son Blog, le journaliste Hubert Guillaud se livre à un exercice audacieux: connecter les mots technologie et bien-être. Son premier constat est sans appel: les technologies fabriquent des êtres surmenés et dépendants. « À quoi souhaitez-vous utiliser votre temps? », interroge-t-il. Mettre les outils connectés au service de notre bien-être: est-ce possible? Voici une esquisse de réponse.

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Photographe : Francesco PallardoDans son article, Hubert Guillaud s’appuie sur le travail du designer Sebastian Deterling. Ce spécialiste des jeux numériques rêve de replacer le bien-être au cœur des nouvelles technologies. Il demande: « Pourquoi concevons-nous des technologies pour nous accabler ? »

Alors que les technologies étaient censées nous libérer, nous nous sentons submergés, soumis à la distraction que produisent les technologies. Nous regardons notre smartphone en moyenne 150 fois par jour.

Nous sommes entrés dans ce que le game-designer et théoricien des médias Ian Bogost appelle l’hypertravail : nous passons notre temps à gérer les alertes et notifications, à surfer sur le flux des sollicitations. Nous sommes cernés par nos dépendances.

Notre seul recours consiste à nous déconnecter, battre en retraite.

Voleurs de temps


Or, qui construit, développe ces systèmes socio-techniques dans lesquels nous nous débattons ? Ceux-là mêmes qui en souffrent, répond Sebastian Deterding. Nous sommes nos propres «voleurs de temps». Nous sommes les premiers concepteurs de notre prison: nos adresses mail, nos profils Facebook, nos sms, nos abonnements, nos applications… Nous créons des interfaces qui renforcent nos dépendances.

Photographe : Xavier BuaillonDerrière chaque outil, les web-designers imposent des tâches auxquelles personne n’aspire. Ce que les gens souhaitent faire de leur journée n’a rien à voir avec ce que proposent les objets techniques.

Bronnie Ware, infirmière en soins palliatifs, a écrit un livre dans lequel elle inventorie les regrets des mourants. Au crépuscule d’une vie, le manque de relations humaines, charnelles, n’a plus rien à voir avec les règles du web.

Ainsi, nous produisons des systèmes pour perdre notre temps ou pour en gagner, mais en aucun cas des systèmes pour vivre par nous-mêmes. Les applications nous obligent à nous conformer à ce que les autres attendent de nous, au travail, dans notre vie personnelle.

Nous rêvons de mûrir un projet professionnel ? Nous voudrions exprimer nos sentiments ? Nous aspirons à rester en contact avec nos amis ? Nous cherchons à être heureux ? Impossible.

« Les technologies de l’autonomie nous instrumentalisent au lieu de nous aider à retrouver le sens de notre vie », assène Sebastian Deterling.

Technologies de domination

Photographe : Alea jacta estPire: les technologies censées nous rapprocher du bien-être s’avèrent être des applis qui s’évertuent à nous formater: surveiller notre poids, notre santé, notre activité physique, notre gourmandise… Elles nous inculquent le contrôle de soi, avec des critères définis par d’autres personnes que soi. Elles instrumentalisent notre bien-être. Comme l’a déjà souligné le philosophe Michel Foucault, les technologies de la maîtrise de soi ne sont rien d’autre que des technologies de domination et du contrôle social.

Pour échapper à cette instrumentation, il faut nous reposer la question du sens de la vie, explique Sebastian Deterding. Il fait référence à Aristote qui propose de rechercher un bonheur profond, la « bonne vie ». Cela nécessite des capacités nouvelles : développer ses compétences, ses pratiques, sa capacité à agir en conscience, pour son propre bien et pour le bien commun.

Les technologies d’aujourd’hui, qui nous poussent à nous conformer à telle ou telle incitation, à répondre immédiatement à la moindre de nos pulsions, ne nous invitent pas à la sagesse.

Pour y parvenir, il nous faut voir les technologies autrement. Imaginer des outils qui nous permettent de décider de nos intentions et de nos actes.

Bonus malus numérique

Image : John CruzPendant une semaine, le journaliste Matthew Shear a expérimenté un mode de vie ludifié, c’est-à-dire basé sur le jeu. Son but: devenir un meilleur compagnon pour son épouse. L’application mise dans son smartphone lui a fait gagner des points quand il faisait la vaisselle ou qu’il complimentait sa compagne. L’exemple peut sembler futile. En fait, il repose sur un élément capital: l’application est-elle au service d’un choix personnel, ou d’une discipline qui nous est inculquée?

Car il en existe en quantité, des applications dont l’objectif est de programmer le comportement des individus! Autrement dit, à faire la discipline. Récompenser et punir. « Ce n’est pas un récit nouveau, souligne Sebastian Deterling avec malice. C’était aussi celui de la propagande maoïste. Les technologies d’aujourd’hui sont capables de planifier le rôle et la tâche de chacun. »

Ainsi, John Thogersen, spécialiste de la psychologie de l’environnement, a démontré que l’incitation à adopter les « petits gestes verts » n’est qu’une berceuse qui nous distrait de l’action politique collective à mener pour répondre au réchauffement de la planète. Sait-on par exemple que trier nos déchets ne revient à agir que sur une part infime de la production totale de déchets ? Les déchets ménagers représentent 3 % des déchets produits par un pays tel que les États-Unis.

La plupart des technologies du bon comportement n’aident qu’à reproduire les systèmes sociaux qui créent eux-mêmes les problèmes qu’ils prétendent résoudre : l’obésité, la vie sédentaire, le réchauffement climatique. « Leur grand récit est de dire que tout est de la faute de l’individu ». Si seulement nous mangions un peu mieux, si nous conduisions d’une manière plus responsable, tout irait mieux ! Alors que le véritable enjeu d’une civilisation n’est pas seulement d’inculquer quelques règles de bonne conduite, mais aussi de construire des modes de production agricole et de transports alternatifs.

Pour Sebastian Deterling, les technologies qui favoriseraient le bien-être restent à inventer.

Inventer une technologie à valeur humaine

Danse des chiffres et des lettres. Photographe : AnneQuelles applications nous permettraient un jour d’élaborer nos valeurs, nos intentions, notre philosophie, nos usages? Quels outils de demain nous ouvriront les portes de la curiosité, de l’ouverture, du dialogue? Quelle invention numérique apportera de nouveaux horizons à une civilisation embourbée dans le diktat de la productivité et du « tout, tout de suite »?

Une technologie redevenue humaine nous amène à ralentir. Elle nous interrompt. Elle crée des frictions. Elle offre de la rareté et des contraintes plutôt que de l’abondance. Elle se soucie de l’intention plutôt que du comportement. Elle choisit l’attention aux dépens de l’habitude. Elle crée un espace dans lequel chacun(e) peut se demander: « Pourquoi suis-je en train d’agir ainsi? »

Dans son article, Hubert Guillaud cite quelques inventions allant dans ce sens. Toutes ont un côté expérimental ou anecdotique, avec des rituels basés sur la coupure de connexion, preuve que le chantier « Technologies et bien-être » ne fait que commencer. Il manque l’idée géniale qui réconcilierait les univers numériques avec l’éthique.

Le designer Sebastien Deterling admet lui-même qu’il n’a pas de réponse à ce jour. « Nous vivons dans une société plurielle, rappelle-t-il. Les valeurs des uns ne sont pas celles des autres. Il faut poser les bases d’un questionnement qui permettra de clarifier pour chacun ce qu’est l’éthique, de la conception d’un outil technique jusqu’à son utilisation par le public. » Pour lui, les concepteurs d’outils numériques travaillent sans aucun cadre éthique, motivés avant tout par des considérations de contrôle et de rentabilité.

Retrouver le temps

La Toile vue par le photographe RazzburryComme d’autres chercheurs, il pense que le vrai talon d’Achille d’internet est qu’il repose sur un abus de traitement de nos données, abus qui exige toujours plus de vigilance par l’utilisateur. De même, la plupart des outils que nous utilisons sont construits pour nous faire perdre notre temps.

Même les outils pédagogiques basés sur la récompense et la punition ont pour effet de provoquer une démotivation générale: « Grandir dans un environnement qui ne fonctionne que par punition et récompense enlève nos capacités à agir de manière autonome, pour n'avoir plus qu'à nous soucier des incitations et des résultats. Au final, cela abaisse notre bien-être psychosocial. » Chaque fois que nous avons recours à des leviers de ce type, nous cultivons et nourrissons des tendances qui nous nuisent.

Les créateurs numériques de demain auront-ils l’audace de dépasser la simple réponse à des pulsions pour s’intéresser à des besoins durables?

Pour le philosophe Paul Verbeek, le monde numérique d’aujourd’hui n’a jamais été aussi moraliste, inquisiteur, infantilisant. Surtout, il gère le temps à notre place.

Or, la vraie liberté, selon lui, est la faculté à décider de l’utilisation de son temps.

À défaut d'apporter des réponses, Sebastian Deterding livre une valse de questions qui chamboulent la sacro-sainte valeur des systèmes qui ordonnent notre vie.

Une table pour déconnecter

Une table de massage ne fait pas encore partie des objets connectés. Photographe : Cyrille Cauvet..

Et si les massages bien-être amorçaient une réponse parmi d’autres ? Sur une table de massage, un être humain est, par la force des choses, déconnecté. Le smartphone est tenu à l'écart, réduit au silence. Des images, Des mots naissent dans la tête de la personne massée. Celle-ci a une conscience intime de soi et du temps présent. Elle peut laisser ses pensées vagabonder. Elle repart avec des sensations et des idées.

Incroyable : Internet peut même ouvrir le répertoire des Centres bien-être susceptibles de répondre à sa quête.Comme toutes les inventions qui ont rythmé l’histoire de l’humanité, l’homme libre est celui qui dompte une technique, et non pas l’inverse. Il apprend à se servir des outils numériques, par une exigence de bonheur. Il a la conscience intime que sa vie est éphémère, chaque minute précieuse.

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La pensée rejoint le corps. Le bien-être est sensoriel.

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